Après une semaine à Sydney, nous revoilà donc à Hillston ! Pour ceux qui n’ont pas suivi, il s’agit d’un petit bled de 1000 habitants perdu au milieu de nulle part, la plus grande ville à proximité étant à 110 km. Et par grande ville, j’entends ville de 16 000 habitants. La première étape consiste à passer à « l’office du travail » pour obtenir notre carte de cueilleur de cerises, notre Cherry’s card. Ensuite, nous devons passer voir le « contractor», Dhillon, un indien d’une quarantaine d’années pas franchement souriant pour savoir où se présenter pour aller travailler. Il nous suffit donc de nous présenter le lendemain matin à 5h30 pour aller commencer les cueillettes. En attendant, nous allons donc nous installer au camping tenu par de très gros personnages pas très délicats. Pour parler anglais, il faudra attendre plus tard, il n’y a que des francophones ! Mais c’est tout de même agréable de voir des gens après un certain temps passé seuls.
Le réveil sonne, mon dieu, il est déjà 5h, il faut se préparer ! Départ à 5h30 pour suivre le bus qui nous emmène au champ de cerises. C’est à quelques kilomètres de la « ville », environ 15 minutes en voiture. Nous commençons donc le travail vers 6h (il fait déjà jour et déjà assez chaud). On nous donne un harnais avec une boîte blanche à enfiler (le harnais dans le dos et la boîte devant) et on nous indique les arbres à cueillir. On doit remplir des caisses noires correspondant à 3-4 boîtes blanches. Les règles sont assez simples, il faut cueillir les cerises avec les tiges sans arracher les bourgeons ni les feuilles. Dans la pratique c’est autre chose ! Nos débuts sont assez laborieux et les pauvres arbres ont souffert de notre incompétence. Il y a pleins de feuilles et de bourgeons au sol. Il s’agit de camoufler le tout dans les branches pour ne pas se faire repérer. Au bout d’un moment, les caisses se remplissent plus vite et les bourgeons tombent moins, mais nous sommes toujours assez lents par rapport à d’autres cueilleurs qui font seul ce que nous faisons à deux. Mais nous ne nous laissons pas abattre, nous avons aussi rencontré des gens qui faisaient à peu près comme nous. En fait, le nombre de caisses remplies dépend vraiment des arbres que l’on nous attribue. Certains sont très fournis et on peut aisément faire 4 caisses en 1 heure tandis que sur d’autres les cerises se font très rares et il faut bien 3 arbres pour remplir une caisse, ce qui ralentit énormément le travail. Sachant que nous sommes payés à la caisse et non à l’heure, ce n’est pas très rentable pour nous.
Rapidement, on apprend qu’il ne reste pas beaucoup de travail ici. Nous décidons alors d’arrêter car les semaines vont du mardi au mardi et nous sommes payés le jeudi. Donc si les cueillettes se terminent dimanche, nous devrons attendre à Hillston sans rien faire pendant 4 jours. Ce qui ici semble une éternité étant donné qu’il n’y a rien à faire (internet est payant, on ne peut pas télécharger, il n’y a rien à visiter et on ne peut même pas pratiquer l’anglais).
En discutant avec les autres cueilleurs (en français vous l’aurez compris), nous récoltons quelques pistes pour d’autres cueillettes un peu plus loin. Nous allons donc explorer ces différentes possibilités.
On the road again !!!
RépondreSupprimerSuper génial, le journal de bord. Pas si facile que ça alors, la cueillette de cerises...
Vivement la suite de vos aventures !! :)
Zoubis, 120
Coucou à vous
RépondreSupprimerDans les cueilletes, la cerise c'est comme la mirabelle, délicat. Et oui, c'est plus petit qu'une belle pomme normande. Enfin nous voyons que vous êtes très courageux.
Ce seait quand même bien de parler un peu anglais.
Ici c'est la neige. Donc pas de fruit mais les décoations de Noël.
Je vous embrasse.
Maman de Chacha
Yeah, premier job, pas le dernier ! c'est cool il fait beau chez vous et autant dire que c'est juste l'inverse ici avec les premières neiges super précoces.
RépondreSupprimerAllez courage pour la suite !
Des bisous les loulous.
Julien de Chacha, et de Camille bien sûr.