26 nov. 2010

Hillston

Après une semaine à Sydney, nous revoilà donc à Hillston !  Pour ceux qui n’ont pas suivi, il s’agit d’un petit bled de 1000 habitants perdu au milieu de nulle part, la plus grande ville à proximité étant à 110 km. Et par grande ville, j’entends ville de 16 000 habitants.  La première étape consiste à passer  à « l’office du travail » pour  obtenir notre carte de cueilleur de cerises, notre Cherry’s card. Ensuite, nous devons passer voir le « contractor», Dhillon, un indien d’une quarantaine d’années pas franchement souriant pour savoir où se présenter pour aller travailler. Il nous suffit donc de nous présenter le lendemain matin à 5h30 pour aller commencer les cueillettes. En attendant,  nous allons donc nous installer au camping tenu par de très gros personnages pas très délicats. Pour parler anglais, il faudra attendre plus tard, il n’y a que des francophones ! Mais c’est tout de même agréable de voir des gens après un certain temps passé seuls.
Le réveil sonne, mon dieu, il est déjà 5h, il faut se préparer ! Départ à 5h30 pour suivre le bus qui nous emmène au champ de cerises. C’est à quelques kilomètres de la « ville », environ 15 minutes en voiture. Nous commençons donc le travail  vers 6h (il fait déjà jour et déjà assez chaud).  On nous donne un harnais avec une boîte blanche à enfiler (le harnais dans le dos et la boîte devant) et on nous indique les arbres à cueillir. On doit remplir des caisses noires correspondant à 3-4 boîtes blanches. Les règles sont assez simples, il faut cueillir les cerises avec les tiges sans arracher les bourgeons ni les feuilles. Dans la pratique c’est autre chose ! Nos débuts sont assez laborieux et les pauvres arbres ont souffert de notre incompétence. Il y a pleins de feuilles et de bourgeons au sol. Il s’agit de camoufler le tout dans les branches pour ne pas se faire repérer.  Au bout d’un moment, les caisses se remplissent plus vite et les bourgeons tombent moins, mais nous sommes toujours assez lents par rapport à d’autres cueilleurs qui font seul ce que nous faisons à deux. Mais nous ne nous laissons pas abattre, nous avons aussi rencontré des gens qui faisaient à peu près comme nous. En fait, le nombre de caisses remplies dépend vraiment des arbres que l’on nous attribue. Certains sont très fournis et on peut aisément faire 4 caisses en 1 heure tandis que sur d’autres les cerises se font très rares et il faut bien 3 arbres pour remplir une caisse, ce qui ralentit énormément le travail. Sachant que nous sommes payés à la caisse et non à l’heure, ce n’est pas très rentable pour nous.




Rapidement,  on apprend qu’il ne reste pas beaucoup de travail ici. Nous décidons alors d’arrêter car les semaines vont du mardi au mardi  et nous sommes payés le jeudi. Donc si les cueillettes se terminent dimanche, nous devrons attendre à Hillston sans rien faire pendant 4 jours. Ce qui ici semble une éternité étant donné qu’il n’y a rien à faire (internet est payant, on ne peut pas télécharger, il n’y a rien à visiter et on ne peut même pas pratiquer l’anglais).
En discutant avec les autres cueilleurs (en français vous l’aurez compris), nous récoltons quelques pistes pour d’autres cueillettes un peu plus loin. Nous allons donc explorer ces différentes possibilités.

25 nov. 2010

Sydney

    Ça y est on est en Australie !! 
   En arrivant à Sydney, en passant sur l’Harbour bridge et en contemplant l’Opéra, nous avons vraiment réalisé que nous étions si loin de la France. Jusqu’à maintenant, nous n’avions pas vraiment vu de symboles de l’Australie (mis à part les kangourous morts et les terres vides à perte de vue). Mais en voyant Sydney, c’est une toute autre sensation qui s’installe en nous !  Après avoir vu cette ville de loin en poster, dans les films ou les reportages, nous la voyons de l’intérieur ! C’est assez impressionnant ! C’est une ville magnifique grâce à sa baie !  
   Nous devons cependant trouver un endroit pour garer le van et dormir discrètement. Nous nous dirigeons donc en dehors du centre, vers les plages les plus proches. Nous arrivons à Bondi beach mais ne restons pas longtemps, les places de parking étant hors de prix. C’est la première fois que nous observons l’océan Pacifique ! La plage est sympa mais l’eau encore bien fraiche !  Nous décidons d’aller vers les plages du nord en espérant y trouver moins de monde et plus de place pour la voiture.  Nous voilà donc à Dee Why (15 km au nord du CBD) où nous trouvons une impasse surplombant l’océan pour nous garer tranquillement. C’est parfait, il nous suffit de descendre un petit escalier pour arriver sur la plage.  Nous pouvons même nous doucher le soir au moment où la plage commence à se vider.  Après 2 nuits passées ici, il est temps de trouver un autre spot pour ne pas déranger les habitants. Un nain sympathique mais à l’air fourbe nous a posé des questions sur notre voyage, d’après moi, il cherchait à savoir si nous avions l’intention de rester dans sa rue. Il avait dû voir trop de films américains et avait peut être décidé de se la jouer milice de quartier.  Nous avons ensuite dormi à Maroubra, cette fois dans le sud de Sydney. L’endroit était beaucoup moins agréable mais il y avait des douches individuelles (toujours froides). Nos meilleures nuits auront été celles passées à Balmoral (à quelques kilomètres au nord du CBD). La plage était vraiment belle, séparée en deux parties par un joli petit pont en pierre et une avancée de terre. L’eau était beaucoup plus calme car nous étions dans la baie (contrairement à Dee Why, Bondy beach et Maroubra qui donnent directement sur l’océan).  Nous dormions garés sur le parking de la plage qui était désert le soir. Mais dès l’aube, vers 5h30-6h, il se remplissait à une vitesse folle par les joggeurs, les kayakistes ou sportifs en tout genre. Et cela même en semaine ! Les gens arrivent très tôt et s’installent pour des matchs de foot ou des cours de fitness avec des coachs sportifs individuels. C’est assez surprenant la première fois !  
   Nous avons eu une nette préférence pour les plages du nord (Balmoral, Manly, Dee Why) que pour celle proches de Sydney (Bondy, Coogee, Maroubra). Ce sont des quartiers plus bourgeois mais les gens nous ont semblé plus sympathiques.


Balmoral & Manly (la 4ème)


   Côté ville, les quartiers que nous avons vu sont tous assez agréables (Darlinghurst, Bondi junction, Balmain, North Sydney). On y retrouve le même genre de maisons que dans les banlieues de Melbourne, plus ou moins grandes et bien entretenues selon les quartiers.  On aperçoit la baie de Sydney de la plupart des endroits que nous avons visités, si bien que nous avions presque l’impression d’être sur une île.


Darlinghurst (maisons victoriennes) et fontaine "El Alamein" de King cross

   Pour ce qui est du centre de Sydney, le CBD, les buildings ne sont pas tous harmonieux mais il y a énormément de parcs et d’espaces verts qui viennent compenser cela. On trouve quelques très beaux bâtiments d’époques (de jadis, d’antan ou de naguère) comme la cathédrale, la bibliothèque ou d’autres dont on ne connaît pas le nom. (désolés pour les lacunes en architecture)





   Ayant appris que du travail était maintenant disponible à Hillston, nous avons repris la route à regret. Nous espérons revenir à Sydney pour  fêter Noël et le jour de l’an.


Nous avons trouvé sur ce graffiti une ressemblance avec une personne connue. Sommes nous les seuls?

13 nov. 2010

D'Adélaïde à Sydney (en passant par moult bleds...)

   Après avoir acquis notre van, nous avons pris la direction des Adélaïde Hills, une jolie région de collines à quelques kilomètres de la ville où se trouvent des domaines viticoles. N'ayant pas de travail dans le coin, nous avons continué en direction de la Barossa Valley (région vinicole et touristique au nord-est d'Adélaïde) en s'arrêtant dans les plus grandes villes alentours (au moins 1000 habitants!), j'ai nommé Tanunda, Angaston et Nuriootpa. Les récoltes étant en fait vers Février, peu de travailleurs sont nécessaires à cette période de l'année, nous avons donc continué notre route. Pour nous guider dans notre direction, nous avons fait appel à Harvest Trail, un organisme supposé indiquer aux pickers où la main d'oeuvre est nécessaire. Avec leurs informations, nous avons donc mis le cap vers une autre région située à 150 km à l'est, où nous devions trouver des cerises à cueillir. Nous voilà donc à Barmera, Berri ou encore Renmark, mais toujours pas de travail! Direction Mildura (nous revoilà passé dans l'état du Victoria), toujours rien, appel à Harvest Trail, direction Hillston (nous voilà dans l'état du New South Wales), toujours rien!
   Cependant, ces kilomètres traversés n'auront pas été une entière perte de temps, nous sommes passés par des paysages variés et très beaux: des régions de collines verdoyantes, des routes quasi désertes entourées de végétations sèches ou encore d'immenses lacs desquels émergent d'impressionnants arbres morts.

Adélaïde Hills   &   Orangers à Mildura

Barmera


 On the road 


   Nous étant rapproché de plus en plus de Sydney jusqu'à n'en être qu'à 700 km, l'envie de s'y rendre gagna alors nos esprits. Le meilleur moyen de faire cesser la tentation étant d'y succomber (dixit Tristan Bernard ou Oscar Wilde, je n'ai jamais su), nous nous y rendîmes!


6 nov. 2010

Le Van!!

   Nous avons passé nos premières nuits dans le van! Il fait encore un peu froid pendant la nuit mais ça reste largement soutenable. Nous nous sommes mis à la conduite à gauche sans trop de difficultés, même si Charlotte n'était pas trop rassurée au début. Nous avons déja parcouru plus de 300 km dans la campagne australienne, verdict : il fonctionne parfaitement!


Nous sommes toujours à la recherche de son petit nom...
   


3 nov. 2010

Adélaïde

   Au premier abord, Adélaïde paraît un peu fade en comparaison de Melbourne. Mais dès ce premier stade passé, on peut commencer à apprécier la ville à sa juste valeur. En effet, il y fait plutôt bon vivre, on peut se promener le long de la rivière Torrens qui traverse la ville ou encore flâner dans Rundle Mall, principale rue commerçante piétonne.
N’ayant toujours pas beaucoup de sous en poche, nous avons opté pour des activités gratuites. Nous avons ainsi visité le « South Australian Museum » (consacré à l’histoire naturelle de l’australie) et l’ « Art Gallery of South Australia » (cependant, nous n’avons pas vu les bronzes de Rodin annoncé par le Lonely Planet).  Nous  avons également pu louer des vélos et profiter d’une belle balade le long de la rivière et des nombreux jardins publics.



   Cette ville restera surtout dans nos mémoires comme la ville où nous avons acheté notre van !  Un beau petit Toyota Lite Ace orange datant des années 80. On espère qu’il sera un compagnon fidèle tout au long de notre voyage !!