8 janv. 2011

Phillip Island

          Ayant décidé de partir en Tasmanie, nous avons dû redescendre vers Melbourne où nous prendrons le ferry demain. Mais avant le départ tant attendu, nous avions quelques jours à tuer. 
          Nous sommes donc allés à Phillip Island, une petite île d’environ 100 km2 au Sud Est de Melbourne. C'est un agréable mélange de côtes et de campagne accueillant aussi bien les familles en quête de dépaysement et de découverte que les jeunes à la recherche de soleil et de surf. L’île est réputée pour la parade des manchots pygmées (les plus petits du monde, 33 cm en moyenne) qui reviennent tous les soirs par centaines se réfugier dans leur terriers. La présence d’une grande colonie de phoques à fourrure est un autre attrait de cette île. Malheureusement, nous n’avons pas pu assister à la parade des manchots car c’était 21 dollars par personne et il aurait fallu réserver à l’avance (grandes vacances obligent). Même dans la journée, il n’est pas possible d’accéder gratuitement à la côte où paradent les manchots. Ainsi, nous n'avons pas la moindre chance d’apercevoir une de ces petites créatures sans débourser le moindre sou! Nous avons été très déçus par cela. D’autant que pour les phoques, c’est  la même rengaine. Ils sont sur une petite île-rocher au large, et il est donc impossible de les voir sans jumelles. Des caméras ont pourtant été installées à proximité du rocher permettant des les voir de très prés et de prendre des photos mais il faut bien évidemment payer pour pouvoir observer via cette caméra : 5 dollars pour 4 minutes et 3,5 dollars pour une photo ! Dommage, le concept était vraiment bien pensé. Sinon, il y avait les traditionnelles jumelles de point de vue à 2 dollars mais nous n’avions pas de monnaie et nous n’avons pas pu retirer d’argent à proximité. Nous avons tout de même pu voir ces phoques en guettant derrière un petit garçon qui avait réclamé de l’argent à ces parents pour la caméra (qui cela dit en passant ne se sont pas donné la peine d’observer avec leur fils). Nous avons ensuite voulu aller au « wild life park » pour voir des koalas, des diables de tasmanie et autres animaux, mais il s’agissait en fait d’un simple zoo. Nous avons préféré garder notre argent pour autre chose. 
          Après ces déceptions, nous avons cependant été gâtés. Nous sommes allé au « Koalas conservation center », une sorte de petite réserve naturelle couplée à un centre d’étude. Et là fantastique ! Nous avons pu observer de nombreux Koalas ! Nous en avons tout d’abord aperçu dans les hautes branches puis certains tout près des passerelles. Nous en avons même vu un en action ! Un mâle qui allait rejoindre une femelle et son petit (un Joey). Nous l’avons vu descendre de l’arbre et marcher à quatre pattes vers la femelle. C’était vraiment super de les voir se déplacer, parce que ce sont des gros fainéants qui sont inactifs 20h par jour, nous sommes donc tombés par hasard au bon endroit et au bon moment !




4 janv. 2011

Blue Mountains

Pour commencer l’année 2011, nous sommes allé dans les Blue Mountains (à 2h à l’est de Sydney). Nous avons fait de splendides ballades (ce n’était pas vraiment des randonnées car nous avons pu les faire en tongs assez aisément). C’était tout bonnement MAGNIFIQUE ! Le texte va laisser place aux photos pour exprimer cela (même si malheureusement, les photos ne rendent pas entièrement justice à la beauté des paysages).







Que fait ce caddie ici? Nous ne le saurons jamais...

L'avant dernière photo représente les "Three Sisters", image emblématique des Blue Mountains. La légende aborigène raconte que dans les temps anciens, trois sœurs, Meehni, Wimlah et Gunnedoo, vivaient dans la tribu aborigène de Katoomba. Elles tombèrent amoureuses de trois frères de la tribu Nepean. Le mariage leur étant interdit, les frères usèrent de la force pour récupérer leurs belles. Pour protéger les sœurs de la violente bataille entre les tribus rivales, un sorcier de la tribu de Katoomba les transforma en pierre. Malheureusement, il mourut pendant le combat… et les trois sœurs demeurèrent figées pour l’éternité.

1 janv. 2011

New Year's Eve

          Les dernières cerises de la saison étant cueillies et la dernière paye encaissée, nous avons quitté Young le 30 décembre pour nous rendre à Sydney, et y passer le jour de l'An. Après avoir passé la nuit sur une plage au nord de la ville, nous nous sommes levés aux aurores pour trouver une place pas trop éloignée du centre où garer Ginger. Ce ne fut pas chose facile mais apres avoir tourné 2 bonnes heures nous y sommes parvenu.
         Pour la soirée nous hésitions entre 2 plans : le feu d'artifice sur le harbour bridge ou la fête sur la plage a Bondi. Nous nous sommes rapidement décidé quand nous avons appris que la fête à Bondi beach été payante, du fait du concert de David Guetta : $130! (somme maximum pour une musique de qualité minimum). Direction le jardin botanique donc, qui offre une des meilleures vues sur la baie et le pont.  Après avoir fait quelques provisions, nous y sommes arrivés en début d'après midi, découvrant que beaucoup de monde était déjà installé : certaines personnes arrivent dès 8h du mat' pour avoir le meilleur point de vue.
        En nous asseyant dans l'herbe au hasard nous nous sommes retrouvés entourés de frenchies. Nous avons donc passé l'après midi à parler de nos expériences respectives en Australie. Nous avons aussi pu observer une demande en mariage écrite dans le ciel (cf photo fin du "marry me") ainsi qu'un "Jesus lives".
          Après un premier feu d'artifice à 21h, nous avons enfin pu admirer celui de minuit. Malheureusement, la soirée qui avait très bien commencé grâce à ce spectacle grandiose fut de courte durée. En effet, vers 1h après le feu d'artifice, les rues étaient assez vides et nous n'avons pas trouvé d'endroit où les gens se regroupaient. Et quand nous sommes arrivés sur la plage de Bondi vers 4h, la fête était finie et tout le monde repartait  de son côté. Nous avons cependant réussi à trouver un bar dans King Cross pour boire une bière en compagnie de 2 français, avant de rejoindre Ginger pour une courte nuit et de reprendre la route au petit matin, en direction des Blues Mountains. 



26 déc. 2010

Noël

Ne travaillant pas ce weekend, Noël et Boxing Day obligent, nous décidons d’aller visiter un parc national non loin de là (environ 200 km), le Kosciuszko National Park. Nous partons donc le vendredi 24 dans l’idée d’y rester tout le weekend.  Après un détour de près de 100 km dû à une erreur de lecture de carte, nous arrivons à l’orée du parc 3 heures plus tard. Nous traversons une très jolie route en lacet (c’est à peu près la montagne) avec une superbe vue sur la rivière serpentant dans la vallée. Malheureusement,  il n’y a aucun endroit pour s’arrêter sur le bord de cette route, et nous devons alors attendre d’être arrivés en bas. D’ici la vue est nettement moins impressionnante, même un peu décevante. Nous continuons donc la route qui traverse le parc et en remontant, nous tombons par hasard sur la ville la plus haute d’Australie,  Cabramurra culminant à une hauteur de (tenez vous bien…) 1480 m ! Impressionnant n’est ce pas ! C’est la ville la plus déprimante qu’il nous ait été donné de voir. C’est vide, c’est minuscule, c’est gris ! La seule personne ici est le propriétaire du magasin et de la pompe à essence.  Ce parc national étant enneigé en hiver, Cabramurra devient peut être alors « The place to be » (peu probable tout de même).  En effet, plus au sud se trouvent des stations de ski ainsi que le mont le plus haut d’Australie, le mont Kosciuszko (2228 m).  Nous avons ensuite  continué sur une route bordée par des arbres gris quasi morts. Des feux de brousses auraient sévi en 2003 laissant des séquelles sur toute une partie du parc. En voyant cela, notre envie de visiter le parc plus en profondeur s’est trouvée considérablement diminuée, même s’il s’agit apparemment d’un très beau parc national (surement plus au printemps quand la flore est moins asséchée).


Vue d'ensemble de Cabramurra (oui oui d'ensemble)


Ne voulant pas passer le réveillon dans cet endroit, nous avons fait le choix d’aller à Canberra dans l’espoir de trouver un bon petit restaurant. Ce fût chose faite ! Nous avons dîné dans un bon restaurant servant de nombreuses spécialités chinoises et malaisiennes. Ce fût un réel plaisir de manger correctement assis autour d’une table et dans de la véritable vaisselle ! Nous avons trouvé les restaurants bien remplis pour un soir de réveillon, les australiens accordent sans doute moins d’importance à cette soirée en famille. Le lendemain, c'est une ville quasi fantomatique que nous avons visitée ! Les rues étaient vides, les habitants devaient être tranquillement posés chez eux pour le repas de Noël (à défaut de faire le réveillon).  Nous avons été un peu déçus de ne pas pouvoir faire de musées car la ville est réputée pour en compter d’excellents. Nous nous sommes donc contentés d’aller voir le parlement et le quartier des ambassades. L’ambassade française est parmi les plus moches avec celle de l’Allemagne. À l’inverse, celles de Malaisie, de Papouasie nouvelle guinée et de Chine sont assez jolies car elles ont une architecture assez traditionnelle de ces pays. Dans l’ensemble, Canberra semble un peu démesurée pour une ville avec si peu d’habitants. Les rues et les carrefours sont disproportionnés par rapport aux habitations alentours et toutes les infrastructures étant assez récentes, rien n’est vraiment joli ni ne sort du lot. 



 le nouveau parlement & l'ancien 

Nous voilà maintenant revenu à Young avec tout de même un léger regret de ne pas avoir passer Noël comme il se doit avec nos familles. Nous avons cependant pu les voir grâce à Skype, ce qui nous a remis du baume au cœur ! 

25 déc. 2010

De Hillston à Young

Fin novembre :
Les cueillettes de cerises étant finies à Hillston, il faut reprendre la route en quête d’un nouveau job ! Nous sommes malheureusement obligés de repasser dans le South Australia pour mettre à jour les papiers de la voiture : changement de propriétaire et registration (un peu équivalent à la vignette française). Pour ne pas changer des bonnes habitudes françaises, nous nous y prenons avec 2 semaines de retard et donc 60 dollars de frais supplémentaires. Nous avons donc déboursé la modique somme de 467 dollars ! Mais voilà une bonne chose de faite ! Nous pouvons continuer à rouler en toute légalité !

Début Décembre :
Après une petite visite sur le site Harvest trail, on découvre qu’ils cherchent des pickers d’oranges à Waikerie (dans le South Australia). Nous décidons donc d’y aller. Malheureusement, quand nous arrivons là bas, le soleil n’est pas de la fête, et la météo annonce de la pluie pour les 2 prochains jours. Les oranges ne se cueillant pas humides, nous devons attendre 3 jours avant de commencer à picker. Quand nous pouvons enfin travailler, la déception est quasi immédiate ! La bin  (400 kilos) n’est payée que 25 dollars et nous n’en n’avons remplies que 3 le premier jour ! Le lendemain on arrive à en faire 4 ayant commencé plus tôt, mais à midi, il fait bien trop chaud pour réussir à se motiver à en faire une autre. Si la bin était payée plus, ce serait moins décourageant, mais là, ça ne vaut vraiment pas le coup de s’épuiser sous le soleil !! On arrive malgré tout à trouver la motivation pour faire un jour de plus mais après fini les oranges ! Donc au final, nous avons fait 10 bins en 3 jours, soit 250 dollars brut, soit à peine 220 dollars en poche ! Pour couronner le tout, nous perdons 20 dollars chacun de caution pour nos sacs de pickers que nous avons été obligé d’emprunter, sans quoi il aurait fallu porter les oranges à la main. Nous ne sommes pas les seuls à partir découragés, au bout de 3 jours,  tous les backpackers arrivés en même temps que nous avaient rendu leur tablier ! Comme quoi c’était vraiment un mauvais plan, ce n’est pas nous les chochottes !

Route entre notre camping et l'orangeraie

Mi décembre :
Nous avions vu une annonce pour des cueilleurs de cerises à Young (dans le New South Wales) 2 jours plus tôt mais il nous fallait au moins une journée pour s’y rendre, du coup nous n’avions pas de garantie qu’il reste des places en arrivant là bas. Ne trouvant pas d’autres offres intéressantes, on décide de prendre la route quand même avec 2 autres français. Mais là pas de chance, 400 km plus loin, Ginger nous fait son premier caprice !! Le voyant de la batterie reste allumé et on ne peut plus démarrer !  Grâce à la voiture des autres français, on peut aller au garage le plus proche en se faisant tracter. Nos chemins se séparent donc ici, eux continuent vers Young et nous, restons ici en attendant que Ginger soit remise sur pieds. Nous avons la chance de tomber sur un garage efficace, ils peuvent prendre la voiture dès qu’on arrive. C’est en fait un problème d’alternateur, il est foutu ! Mais le garagiste appelle ses contacts et nous en trouve un d’occaz ! Il nous propose de le monter nous même pour que ça nous revienne moins cher, mais nous préférons quand même qu’il le fasse lui même pour être surs ! 3 heures plus tard et 357 dollars en moins nous voilà repartis en direction de Young. On est vendredi, il est 15h et le bureau où nous devons nous enregistrer pour travailler à Young ferme à 17h et il nous faut 2h pour y aller ! Si nous n’arrivons pas à temps, il faudra attendre le lundi matin. On pousse donc la pauvre Ginger à 100 Km/h, parfois même à 110 et nous arrivons à l’entrée de Young à 16h55 ! On appelle alors le bureau pour les prévenir qu’on arrive tout de suite et la responsable accepte de nous attendre ! On la rappelle 5 min plus tard pour lui dire qu’on ne trouve pas son bureau, elle nous explique tant bien que mal et quelques instants plus tard nous y voilà enfin ! Et là surprise, elle nous inscrit pour une offre de packing qui commence le lendemain. C’est un travail payé à l’heure !! Alléluia ! Sans les soucis avec la voiture, nous serions arrivé en même temps que les français et nous aurions fait les cueillettes ! La chance serait elle notre nouvelle amie ?
Dès le lendemain nous avons rendez vous au « shed » pour commencer le travail. Celui ci est très simple : les cerises défilent sur la chaîne et il suffit d’enlever les pourries, qui représentent quand même une grosse moitié.  Ignorant à combien s’élève le  salaire, nous demandons à un collègue, agé d’une 150aine d’années : $19/heure . Après un rapide calcul, nous réalisons que nous allons gagner bien plus du double que pour les cueillettes à Hillston ! Ça fait plaisir ! De plus, le proprio nous prête un bout de terrain pour camper, donc c’est tout bénef ! Les premiers jours nous pouvons bosser près de 8h, ce qui représente 270 dollars (à deux)!  Mais toutes les journées ne sont pas aussi bien, parfois nous devons nous contenter de 4 heures de travail. Ça a l’avantage de faire reposer nos cous car à force de regarder toujours vers la chaîne, la douleur est omniprésente ! Mais contrairement aux oranges, le jeu en vaut la chandelle ! Ça fait maintenant deux semaines que nous travaillons ici, et nous commençons à penser que nous aurons du mal à retrouver un meilleur job après celui là ! C’est bien payé et le boss est sympa,  il arrondi les heures à notre avantage ! C’est un jeune (presque plus jeune que nous),  il vient souvent, bières a la main, passer des soirées au camping avec ses employés.
Pour ce qui est du cadre, Young, qui est la capitale australienne de la cerise, est une petite ville comme l’Australie en compte des milliers, et il n’y a strictement rien à faire, ce qui est un avantage pour nous dans un souci d’économie. Nous avons d’ailleurs raté la grosse attraction de l’année : le festival de la cerise, avec élection de miss cerise et concours de mangeur de tartes ! Comme vous pouvez l’imaginez notre déception fut immense. Il y a heureusement un McDo, ce qui nous permet de nous connecter, à condition d’être patient, pour vous écrire ces quelques lignes.